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 HFT

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Jihem
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MessageSujet: HFT   Dim 12 Oct - 1:17

Hubert-Félix Thiéfaine



Autobiographie azimutée par Thiéfaine lui-même

1ère partie (1978)

« Quand en juin 1940, le général de Gaulle me demanda de le rejoindre à Londres afin d'organiser la Résistance, je m'aperçus que je n'étais pas né. Je lui fis donc dire, mais jamais il ne me crut vraiment et, toute sa vie, il garda, contre moi et ceux de ma génération, une certaine idée de rancune. Je ne devais naître que huit années plus tard, sous les vibrations rances d'une étoile désintégrée, à 4 heures du matin, en Franche-Comté... Hitler était mort... Vercingétorix aussi ! »

2nde partie (1979)

« En ce temps-là, j'étais une petite chanteuse poitrinaire et je vivais en concubinage avec une assistante sociale en fin de carrière qui avait oublié de payer ses cotisations à la caisse de retrate... Ça n'allait pas trop mal, sauf qu'elle divaguait sérieux et qu'un jour elle se jeta sous un autobus en croyant revoir un régiment d'infanterie qu'elle avait connu dans une vie antérieure, alors qu'elle était une jeune fille au pair dans une famille intégriste du 12e arrondissement. À la suite de cet accident, je fis une terrible dépression nerveuse et, sur les conseils d'une animatrice radio fort compétente, je me remariai presque aussitôt avec un ancien légionnaire qui avait connu Charles Péguy dans sa période bleue, Jean Dutourd dans sa période rose, et qui me prenait moi-même pour Charlotte Rampling. Il faut dire qu'à cette époque, je n'avais pas encore fini de payer toutes les traites sur ma moustache. »

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Dernière édition par Jihem le Dim 12 Oct - 2:30, édité 2 fois
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Jihem
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MessageSujet: Re: HFT   Dim 12 Oct - 1:17

Chronique de Jean Théfaine

« Hubert-Félix Thiéfaine, HFT pour ses fidèles, est le plus célèbre « inconnu » de la chanson française. L'exemple même de l'artiste qui s'est imposé sur la durée, en dépit de l'assourdissant silence des médias. L'homme, il est vrai, n'est pas confortable, prévisible, formaté. Son écriture bouscule la norme. À cent lieues des clichés d'usage, elle flirte avec le surréalisme, se délecte des mots qui tapent, fouille les plaies d'enfance, renvoie l'homme à son absurdité, tempête contre un monde désespérément bancal, va l'amble entre dérision vitale et colère inextinguible. Musicalement, c'est le rock qui habille le plus souvent les noires humeurs du poète électrique.
Parce qu'il est totalement sincère, parce que son grain de folie n'est pas une posture, parce la souffrance et la solitude ne sont pas pour lui des compagnons de circonstance. Thiéfaine a fait de ce détonant cocktail un style qui, paradoxalement, parle à une foule d'admirateurs en constant renouvellement depuis trente ans. En témoignent ses albums, régulièrement certifiés or, et les salles pleines devant lesquelles il continue à se produire. Son Bercy à guichets fermés de 1998 a encore renforcé sa légende d'électron libre et compliqué un peu plus la tâche de ceux qui tentent de décrypter l'énigme.
Artiste « culte » s'il en est, Hubert-Félix Thiéfaine n'a aucun clone mais, parmi la relève, de brillants fils sprituels qui commencent à revendiquer son importance dans leur parcours. Voici donc la chronique des jours d'orage d'un inconsolable rebelle qui aime Ferré, Dylan, les Rolling Stones, la littérature américaine, les alcools blancs, les piments rouges et le silence des forêts. »

Hubert-Félix Thiéfaine, Jours d'orage » Fayard/Chorus - 2005)

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MessageSujet: Re: HFT   Dim 12 Oct - 1:19

Présentation de l'univers Thiéfaine à travers ses chansons

En 1978 sort son 1er opus « Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir... » (pour l'anecdote HFT considère qu'un 1er album est comme une carte de visite, au vu du titre de son 1er disque on devine qu'HFT va détonner dans le milieu de la Chanson Française), sur ce disque on trouve des titres qui vont devenir des classiques de son répertoire : « La fille du coupeur de joints » (Elle descendait de la montagne / Sur un chariot chargé de paille / Sur un chariot chargé de foin / La fille du coupeur de joints), « L'ascenseur de 22h43 » (J'arriverai par l'ascenseur de 22 h 43 / En provenance de Babylone / Les quais seront encombrés de pendus / Laissant claquer leurs mâchoires dans le vent / En guise de discours de bienvenue), « Je t'en remets au vent » (Toi tu essayais de comprendre / Ce que mes chansons voulaient dire / Agenouillée dans l'existence / Tu m'encourageais à écrire / Mais moi je restais hermétique / Indifférent à tes envies / A mettre sa vie en musique / On en oublie parfois de vivre / Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant / Mon pauvre amour, je t'en remets au vent), etc. On trouve aussi quelques perles qui annonce déjà un univers très particulier et des références qui se rapproche plus de Nietzsche ou Goethe que de la pensée populaire des années 70 : « Le chant du fou » (Le fou a chanté 17 fois / Les yeux croisés sur son perchoir / Une vérité au bout des doigts / Une lampe entre les mâchoires /Le fou a chanté 17 fois / Puis il est mort de désespoir / Dans un champ de labiales carnivores / Tous les tombeaux se sont ouverts / Pour voir passer le mort vainqueur), « La dèche, le twist et le reste » (Toi tu vis ta vie d'alcoolique / Entre ces quatre murs lamentables / Moi je bricole et je fabrique / Des chansons qui sont invendables), etc.
« Autorisation de délirer » son 2nd opus sort en 79, Claude Mairet guitariste de talent et veil ami de HFT l'a rejoint sur cet album c'est le début d'un collaboration qui durera 10 ans, il comprend entre autres : « Alligators 427 » (Alligators 427 / Aux ailes de cachemire safran / Je grille ma dernière cigarette / Je vous attends / Sur cette autoroute hystérique / Qui nous conduit chez les mutants / J'ai troqué mon coeur contre une trique / Je vous attends), « La vierge au dodge 51 » (Tu as la splendeur d'un enterrement de première classe / Et moi je suis timide comme un enfant mort-né), « Rock autopsie » (Satan va plus chez Mick Jagger voir ses admiratrices / Bouffer la bidoche de leurs mères dans des tubes en plastique / Au dernier banquet des zonards j'ai failli m'étrangler / Quand j'ai vu Lady Jane au bras d'un prètre ouvrier / Veuillez parler à mon flipper, mon juke-box est malade / Oh yeah !), etc.
Le 3ème opus est le dernier au son Folk/Rock, il s'intitule « De l'amour, de l'art ou du cochon ? » et sort en 1980, on y retrouve des chansons comme : « Psychanalyse du singe » (Le jour de ma naissance un éléphant est mort / Et depuis ce jour-là je le porte à mon cou / Je me fais un peu prétentiard / Mais c'est la règle du boulot / Si tu joues pas les vieux ringards / On te prend pour un rigolo / Alors je me montre à la barre / Avec mes triques et mon satio / Pour pas pisser dans ma guitare / En refoulant ma parano), « Groupie 89 turbo 6 » (C'est juste une fille un peu fritée / Qui s'amuse avec ma santé / Et qui me dégoupille les gonades / Juste au moment où je prends mon fade), « Comme un chien dans un cimetière (le 14 juillet) » (Ne cherche plus dans l'annuaire / J'ai mis les scellés sur mon coeur / Mais passe plutôt chez le notaire / Je te lègue ma part de bonheur / Je pourrai toujours me recycler / Avec la veuve du fossoyeur qui s'ennuie / Comme un chien dans un cimetière le 14 juillet), etc.
L'album qui suit sera un vrai tournant dans la carrière de Thiéfaine, il a commencé à l'écrire pendant l'enregistrement de son précédent opus et était omnubilé par celui ci, il pense même que ce sera le dernier, que son public ne suivra pas ! « Dernières balises (avant mutation) » est beaucoup plus noir, beaucoup plus blues-rock, il est aussi le dernier de la collaboration de Thiéfaine avec le groupe Machin (qui est sur le point de se disssoudre), il comprend les classiques comme « 113ème cigarette sans dormir » chanson qui a pour thème l'insomnie « cette indigestion de l'âme » comme le dit si justement HFT (Manipulez-vous dans la haine / Et dépecez-vous dans la joie / Le crapaud qui gueulait je t'aime / A fini planté sur une croix / Et moi je n'irai pas plus loin / Je tiens ma tête entre mes mains / Guignol connaît pas de sots métiers (...) Je ris à m'en faire crever ! / Arsenic is good for you), « Narcisse 81 » (Tu glisses ta carte perforée / Dans ce flipper où tu t'enfuis / Et tu fais semblant de rocker / Pour faire croire que tu es en vie), « Mathématiques souterraines » (Tu zones toujours entre deux durs / Entre deux SOS / Tu veux jouer ton aventure / Mais t'en crèves au réveil / Tu fais toujours semblant de rien / Tu craques ta mélanco / De 4 à 5 heures du matin / Au fond des caboulots / Et tu remontes à contrecoeur / L'escalier de service / Tu voudrais qu'y ait des ascenseurs / Au fond des précipices), « Exil sur planête-fantôme » (Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie / En même temps que fantômes / Conscients d'être mort-nés / Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie / En ce temps-là le rien s'appelait quotidien / Et nous allions pointer dans les jobs interdits / Dans les musiques blèmes, dans les sombres parfums / Dans les dédales obscurs où plane la folie), etc. Cet opus est le 1er qui impose l'univers Thiéfaine et est pour une bonne partie de ses admirateurs de HFT le meilleur ! Quant à Thiéfaine c'est le 1er de ses albums qu'il aime.
Le 5ème opus « Soleil cherche futur » sort en 1982, et est une confirmation du virage à 180° qu'il a décidé de prendre, c'était un pari osé et il a fonctionné. On y trouve « Soleil cherche futur » (Paraît que mon sorcier m'attend à Chihuaha / Ou bien dans un clandé brumeux de Singapour / Mais je traîne les PMU avec ma gueule de bois /En rêvant que la barmaid viendra me causer d'amour / Et je tombe sur l'autre chinetoque / Dans cette soute à proxos / Qui me dit viens prendre un verre tu m'as l'air fatigué / Laisse tomber ta cuti deviens ton mécano / C'est depuis le début du monde / Que l'homme s'est déchiré / Soleil, soleil / N'est-ce pas merveilleux de se sentir piégé), « Lorelei sebasto cha » (Mon blues a déjanté sur ton corps animal / Dans cette chambre où les nuits /Durent pas plus d'un quart d'heure / Juste après le péage assurer l'extra-bail / Et remettre à zéro l'aiguille sur le compteur / Ton blues a dérapé sur mon corps de chacal / Dans cet hôtel paumé aux murs glacés d'ennui / Et pendant que le lit croise l'aéropostale / Tu me dis reprends ton fric aujourd'hui c'est gratuit / Lorelei Lorelei /Ne me lâche pas j'ai mon train qui déraille / Lorelei Lorelei / Et je suis comme un cobaye qu'a sniffé toute sa paille), « Autoroutes jeudi d'Automne » (Elle m'envoie des cartes postales de son asile / M'annonçant la nouvelle de son dernier combat / Elle me dit que la nuit l'a rendue trop fragile / Et qu'elle veut plus ramer pour d'autres Guernica / Et moi je lis ses lettres le soir dans la tempête / En buvant des cafés dans les stations-service / Et je calcule en moi le poids de sa défaite / Et je mesure le temps qui nous apoplexise / Et je me dis stop / Mais je remonte mon col j'appuie sur le starter / Et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs ), « Les dingues et les paumés » (Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie / Et se font boire le sang de leurs visions perdues / Et dans leurs yeux mescal masquant leur nostalgie / Ils voient se dérouler la fin d'une inconnue / Ils voient des rois fantômes sur des flippers en ruine / Crachant l'amour-folie de leurs nuits métropoles / Ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin / Et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll), etc.
Le 6ème album sort en 1984 : « Alambic/Sortie-sud », les textes sont signés Thiéfaine et les musiques : Mairet. Les différents titres tel que « Whiskeuses images again » (Fatigué des drapeaux en berne / J'm'amuse à quitter la caverne / A voir si l'on danse en éveil / Dans les particules du soleil / Mais j'atterris sur des cols durs / Au pied de la Mangeuse d'ordures ), « Nyctalopus airline » (Au nom du père au nom du vice / Au nom des rades et des mégots / Je lève mon hanap et je glisse / Dans mon scaphandre à nébulos / Je flye vers la doulce Atlantide / Allumée dans mes courants d'air / Je flye vers les chiens translucides / Et les licornes aux cheveux verts ), etc. sont de plus en plus blues que rock.
« Meteo für nada » réalisé en 1986 est, comme sa couverture, sombre. HFT n'arrive à écrire que dans la souffrance et ça se ressent avec des chansons comme « Affaire Rimbaud » (Une saison en enfer / Foudroie l'Abyssinie / O sorcière ô misère / O haine ô guerre voici / Le temps des assassins / Que tu sponsorisas / En livrant tous ces flingues / Au royaume de Choa), « Sweet amanite phalloïde queen » (Je suis le rebelle éclaté / Au service de Sa Majesté / La reine aux désirs écarlates / Des galaxies d'amour-pirate / O sweet amanite phalloïde queen), « Diogène série 87 » (Et tu rigoles des histrions / Qui cherchent dans l'opéra mundi / Le succès-sucette à crampons / Qui nous f'ra goder pour la nuit / Pinocchio des arts médaillés / Stropias du mérite rock'n'roll /Docteurs honoris variété / Branlés à blanc par la gloriole), « Errer humanum est » (A toujours voir la paille plantée / Dans la narine de son voisin /On oublie la poutre embusquée / Qui va nous tomber sur les reins / Et l'on pousse à fond les moteurs / A s'en faire pêter les turbines / C'est tellement classe d'être loser / Surtout les matins où ça winne / Bourlinguer, errer / Errer humanum est ), etc.
En 1988 « Eros über alles » comprend des titres aussi sombres que sur le précédent disque : « Je ne sais plus quoi faire pour te décevoir » (J'écrivais le chorus d'un concerto lubrique / Sur le chargeur glacé de mon automatique (...) Quand je t'ai vue marcher le long du taxiway / Où mon vaisseau-cargo déchargeait en secret (...) Mes carrousels de monstres aux yeux de chrysolithe / Et les démons transfuges de ma zone interdite (...) Pas b'soin de télescope pour suivre ta beauté / Quand tu viens t'acharner à me faire espérer / Mais j'suis fait d'une matière débile indélébile / Et je n'sais plus quoi faire pour me rendre inutile / Et je n'sais plus quoi faire pour te décevoir / Tu traverses les ruines de mes cités fossiles / Dans la phosphorescence de mes visions fébriles (...) Parmi les papiers gras et les caisses éventrées / Qui jonchent le parking de mon cerveau brûlé (...) Et tu poses des oranges dans la cendre mouillée / De mon cachot désert aux barreaux calcinés (...) Et d'un éclat de rire tu gommes les pierres tombales /Des quartiers délabrés de ma radio mentale) ou encore « Droïde song » (Quand j'ai besoin d'amour ou de fraternité / J'vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomber) mais parmi tous ces titres un se détache il s'agit de « Septembre rose » (Ton premier cri réveille / De son écho brisé / L'ouragan qui sommeille / Dans mes veines oxydées / Et nos regards préludent / Le jeu de la pudeur / Quand par manque d'habitude / On s'méfie du bonheur / Baby boy / Sweet baby boy / My baby boy) dédiée à son fils Hugo né en septembre 1986. Cet opus est le dernier de la collaboration entre Thiéfaine et Mairet.
1990 : « Chroniques bluesymentales » enregistré à New-York est teinté d'un esprit blues américain aux paroles explosives tel que celles de : « Demain les kids » (Dans les ruines de l'école où brûle un tableau noir / Une craie s'est brisée en écrivant espoir / Kill the kid / Déjà les mitrailleuses ont regagné leurs nids / Seule une mouche bourdonne sur la classe endormie / Kill the kid, kill the kid), « Un automne à Tanger (antinoüs nostalgia) » (Les vagues mourraient blessées / A la marée sans Lune / En venant féconder / Le ventre des lagunes / Et nos corps écorchés / S'immolaient en riant / Sous les embruns glacés / D'une chambre océan), « 542 lunes et 7 jours environ » (Où les clowns en treillis font gémir la musique / Entre les staccatos des armes automatiques / J'y suis né d'une vidange de carter séminal / Dans le garage intime d'une fleur sentimentale / Quand j'ai ouvert les yeux la lumière vagabonde / Filait à 300.000 kilomètres à la seconde /J'ai failli me tirer mais j'ai fait bof areuh / J'suis qu'un intérimaire dans la continuité de l'espèce / Et coucou beuh ! / 542 lunes et 7 jours environ / Que je traîne ma carlingue dans ce siècle marron / 542 lunes et 7 jours environ / Et tu vois mon amour j'suis toujours aussi con), etc.
1993 : « Fragments d'hébétude » : 10ème album studio, comme le précédent il est enregistré aux USA mais cette fois ci à Los Angeles, Patrice Marzin qui a rejoint HFT sur la tournée « Routes 88 » est de l'aventure. Cet album se distingue du dernier par son influence plus rock ! On y retrouve : « Crépuscule-transfert » (Les gens tristement quotidiens / Dans leur normalité baveuse / Traînent leur futur d'euro-pingouins / Au bout d'leurs graisses albumineuses / Et toi tu ne sais plus où aller / De cul de sac en voie sans issue / T'as juste appris à éviter / Les snippers et les tirs d'obus / L'horreur est humaine, clinique et banale / Enfant de la haine, enfant de la peur / L'horreur est humaine, médico-légale / Enfant de la haine, que ta joie demeure !), « Juste une valse noire » (Souvenir éphémère / Beauté blême et transfert / Dans tes jardins d'Eden / Solitude transparente / De ces longs jours d'attente / A te fixer les veines / Tu reviens sur les lieux / Où tu pleures quand il pleut / Des serpents de neige / Comme un arbre mort / Au milieu du désert / Juste une valse noire / Dans le silence des pierres), etc.

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MessageSujet: Re: HFT   Dim 12 Oct - 1:20

En 1996 sort le 1er opus d'une série de 2 ayants pour thème : « le bonheur existe-t-il ? » . « La tentation du bonheur » et « Le bonheur de la tentation » (2nd opus sorti en 1998) s'opposent telle une image et son reflet dans le miroir. Les chansons se faisant duel sont « Orphée nonante huit » (Tu voudrais toujours être ailleurs / Dans un antique flux migrateur / Espion des cercles infernaux / Des cirques où tu sacrifies ton ego / Tu voudrais franchir la lumière / Et t'exiler loin de la terre / Mais tu sais que les étoiles qui brillent / Se trouvent toujours dans les chambres des filles) / « Eurydice nonante sept » (La vie est un songe où ton pauvre Orphée / Se traîne comme un mendiant sans voix / Comme un ange perdu, un idiot qui sait / Qu'il a vu l'invisible en toi), « La philosophie du chaos » (C'est pas parce qu'on n'aime pas l'Coran / Qu'on doit finir chrétien / C'est pas parce qu'on est déconnant / Qu'on doit devenir crétin / J'ai mon orang-outang qui grille / Sur mon vieux barbecue / Pendant que sa maman s'étrille / Et s'met au garde-à-vous) / « Le chaos de la philosophie » (De whisky glacé en whisky glacé / On va finir par attraper l'onglée / On va finir en amants déclassés / Sur la liste des coeurs désaffectés), mais en dehors de ces duels d'autres chansons se distinguent : « Tita dong-dong song » (Le paradis est trouble /Et l'enfer est malade / Mais le bonheur est double / Au bout de ma balade / T'es tombé dans mes bras / Par un après-midi / De printemps forsythia / Aux paillettes en folie) dédiée à son 2nd fils Lucas né en mai 1993, « La nostalgie de Dieu » (Cette histoire s'est passée très loin des oxydes de carbone / Environ 3 millions d'années avant Michael Jackson / On peut donc affirmer sans offenser son archevèque / Que Dieu a la gueule et l'aspect d'un australopithèque), « Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable » (J'me sens coupable d'être né français, de parents français, d'arrière-arrière... etc. grands-parents français, dans un pays où les indigènes pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand nombre de lettres de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent stupéfaits et même un peu jaloux / J'me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui ce genre de pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers écoeurés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement troublés et choqués par ce genre de pratique / J'me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'oeuvre de l'anonymat J'me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé Je me sens coupable, coupable !), « La ballade d'Abdallah Geronimo Cohen » (Avec ses vieux démons, ses vieux Tex Avery sumériens / Qui hantent les hootnannies de ses métamondes souterrains / Avec l'insurrection de ses airbags sur sa poitrine / Et ses juke-boxes hurlant dans le labyrinthe de son spleen), « Méthode de dissection d'un pigeon à zone-la-ville » (Frissons glacés dans les entrailles / A Zone-la-Ville by night / Lorsque les Laguioles signent en braille / L'échéance de ton bail / Lorsque les étoiles en fusion / Prennent ton dernier bastion / Et t'entraînent dans le tourbillon / De la danse des neutrons), etc.
2001 : « Défloration 13 » ambiance flammes-jazzy avec des titres comme « Also sprach Winnie l'ourson » (mais y a pas que les conneries futiles & dérisoires / qui flinguent le quotidien du citoyen moyen / il y a les horreurs que nous livre l'histoire / à la une des journaux pour faire jouir t.f.1 / entre bombardements accidents tremblements / de terre ici ou là dans l'attentat du temps / pas la peine de t'inscrire pour les tribulations / du roumi jean marie parti en algérie / pour que t'aies la vision des cruelles perversions / ineffables infamies de ces démocraties), « Jolie mai mois de Marie » (les ptérodactyles virent en vrilles / au-dessus des banana-shows / & les beurdigailles font des trilles / avec les gomina-yoyos / les tapons ricanent dans les bois/ & klaxonnent bambi l'orphelin / tandis qu'un stégobulle flamboie / dans l'air transparent du matin), « Eloge de la tristesse » (apprends donc à tenir ta laisse / t'es pas tout seul en manque de secours / la tristesse est la seule promesse / que la vie tient toujours ), « Parano-safari en ego-trip-transit ou comment plumer son ange-gardien » (alors tu passes toutes tes nuits / à t'attendre jusqu'au matin / à plumer au poker des insomnies / ton ange-gardien / alors tu passes toutes tes nuits / parano-safari en ego-trip-transit), etc.
2005 : « Scandale mélancolique » cet album comprend comme nouveautés pour HFT : un duo (avec Cali), des musiques signées par la « Nouvelle Scène Française" (Cali, Mickey 3D, JP Nataf, Elista, etc.) et une chanson dont les parôles ne sont pas de lui. Sur cet album on y trouve des chansons magnifiques comme « Le jeu de la folie » (Le jeu de la folie est un sport de l'extrême / Qui se pratique souvent au bord des précipices / Où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes / Des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices), « Télégramme 2003 » dédiée à Bertrand Cantat (Tu as perdu ton bel amour / Tu as perdu tes rêves d'enfant / & tu passes à travers le jour / Pâle, éphémère & transparent / Il faut penser à ton retour / Dans l'univers des survivants / Villon prisonnier de la tour / Qui s'ra ton Charles d'Orléans), « L'étranger dans la glace » (Descendre dans la soufflerie / Où se terre le mystère inquiet / Des ondes & de l'asymétrie / Des paramètres au coeur violet / Je vois des voiles d'aluminium / Au fond mon regard distrait / Des odeurs de mercurochrome / Sur le registre de mes plaies / Le vent glacé sur mon sourire / Laisse un traînée de buée / Quand je regarde l'avenir / Au fond de mes yeux nécrosés / Le vide à des lueurs d'espoir / Qui laisse une ombre inachevée / Sur les pages moisies de l'histoire / Où je traine ma frise argentée), « When Maurice meets Alice » dédiée à ses parents (Beaucoup de mes formules ignares / Flottent au-dessus de vagues hospices / Derrière les écluses & les gares / Derrière les glands des frontispices / Où les amants d'une autre guerre / Ont joué sur d'autres marelles / Un pied sur le continent terre / & l'autre sur l'écran du ciel / When Maurice meets Alice), etc.
2007 : « Amicalement blues » avec Paul Personne. Naturellement les musiques sont signées Paul Personne et les textes : Thiéfaine. Les 2 artistes se connaissent et s'apprécient depuis des années, ce projet, ils l'envisageaient depuis longtemps et c'est tant mieux que ces 2 très grands artistes soient passés à l'acte ! Ils signent des chansons comme : « Rendez-vous au dernier carrefour » (est-ce que t'as trouvé/ le permis pour tromper/ tous tes vieux amis/ tous ceux qui t'ont trop aimée/ tu t'en retournes en arrière/ auprès des chiens de l'enfer), « Distance » (je crois qu'c'est la nuit / mes larmes cachent le jour / je n'vois que la pluie / j'ai dû laisser passer mon tour / je ne comprends plus / je n'ai plus de repères / au fond d'ma propre rue / je sais plus j'me perds ), « Photographie d'un rêveur » (si parfois je ruisselle / comme un vieux troubadour / sous les yeux maternels / d'une barmaid trop glamour / c'est pour mieux revenir / vagabond dans ta rue / & pour mieux ressentir / tes baisers perdus), « Juste avant l'enfer » (à quoi peut servir une aiguille / quand on n'a pas le style / à quoi peut servir une aiguille / quand on n'a pas le fil / le fil à retord' la vie / juste avant l'enfer), « Le vieux bluesman & la bimbo » (il est trop tard pour marquer l'horizon / d'une flèche illisible & sans dérision / tu joues les barbies tu joues les bimbos / tu joues à te perdre dans ton égo / il est trop tôt pour décalquer ma peau / sur ton tambour en faisant des saltos / je m'écorche en dansant sous les regards / de tes crapauds crapuleux & blafards), etc.

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MessageSujet: Re: HFT   Dim 12 Oct - 1:20

Repères
21 juillet 1948 : naissance à Dole (Jura) ; père conducteur typographe, mère au foyer.
années 50 : le petit Hubert « souffre des règles douloureuses de l'école primaire ».
1961-1965 : petit séminaire, « mon expérience à l'intérieur d'une secte » ; premières chansons ; premiers groupes.
1965-1971 : fin des études secondaires à Dole, puis fac à Besançon (droit, psycho).
17 novembre 1971 : HFT, sac à dos et guitare, mène « une première offensive sur Paris ».
décembre 1973 : premier spectacle, Comme un chien dans un cimetière.
1974-1975 : cabarets parisiens (Pétrin, Club des poètes, Vieille Grille, etc.) et MJC.
juillet 1976 : débuts en scène avec le groupe folk-punk Machin, cofondé par Tony Carbonare ; le groupe sortira trois albums mais, en dépit des efforts de Tony, Thiéfaine continue à être boudé par les maisons de disques.
1977 : Hervé Bergerat, directeur du label Sterne, dont Tony fait le siège depuis 1975, se laisse convaincre.
1978-1979 : sortie (en janvier 78 ) du premier album Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir... sur lequel figure La fille du coupeur de joints. Sur scène, Thiéfaine cultive la dérision, apparaît déguisé, a recours à des gags visuels tous plus fous les uns que les autres ; 2e album Autorisation de délirer (1979).
1980 : une semaine à la Gaité-Montparnasse de Paris (mars) ; sortie, le 1er avril, de l'album De l'amour, de l'art ou du cochon ? ; tournée de six mois ; HFT proclame dans une de ses chansons : « Si j'étais Dieu, je ne croirais pas en moi. »
1981 : trois semaines à la Gaité-Montparnasse (mars) ; 4e album, Dernières balises (avant mutation) ; Thiéfaine a abandonné les accessoires ; sur scène, son délire n'est plus que verbal ; tournée d'automne et soirée à l'Olympia (2/11)
1982 : album Soleil cherche futur, premier disque d'or ; passage à Bobino (avril).
1983 : tournée de trois mois, une semaine à l'Olympia (du 26 avril au 1er mai) ; sortie d'En concert, 1er album live ; remise en question et repli ; « Thiéfaine est mort », dit une rumeur.
1984 : sortie d'Alambic/Sortie-sud, 6e album studio ; à la rumeur, Thiéfaine répond par une chanson, Un vendredi 13 à 5 h.
1985 : HFT fait l'ouverture des 1ères Francofolies de La Rochelle ; couverture de Paroles et Musique (n° 53, octobre) ; 1er Zénith à Paris (du 23 au 26/10).
1986 : En concert, vol.2 ; Printemps de Bourges, Festival d'été de Québec, Paléo Folk de Nyon ; l'album Meteo für nada sort à l'automne.
1986 : naissance de son premier fils, Hugo, pour qui il écrit Septembre rose.
1988 : Eros über alles, 7e album studio ; 2 semaines à l'Elysée-Montmartre de Paris (du 15 au 30/04) ; tournée, puis sortie du live Routes 88 chez Off the track ; parution chez Seghers, d'une monographie (par Pascale Bigot) dans la collection « Poésie et chansons ».
1990-1991 : enregistrement à New York, puis sortie de Chroniques bluesymentales chez Justine ; tournée de dix-huit mois ; Bluesymental tour, vidéo de Gérard Pullicino.
1993 : en mai, naissance de son second fils, Lucas, pour qui il écrit Tita dong dong song ; couverture de Chorus (n° 4) ; sortie à l'automne de l'album Fragments d'hébétude, enregistré à Los Angeles et produit par Fnac Music.
1994-1995 : tournée de dix-huit mois, dont le Zénith de Paris (14 et 15/10/94) ; disque live chez Tristar et vidéo (réalisée par Anne Dörr) Paris-Zénith.
1996 : album La tentation du bonheur, prix de l'Académie Charles-Cros.
1998 : sortie au printemps d'un 12e album studio, Le bonheur de la tentation, puis de la compilation Thiéfaine 78/98 ; seconde couverture de Chorus (n° 26) ; débute en novembre une nouvelle tournée, avec un concert-évènement, le 11 décembre à Bercy (complet 3 semaines avant la date), pour ses vingt ans de disque et vingt-cinq ans de scène.
1999 : tournée jusqu'à la fin de l'année ; pour ceux qui n'ont pu avoir de places à Bercy, deux concerts à l'Olympia (15 et 29/03), et un au Casino de Paris (2/11) ; sortie du double En concert à Bercy (chez Epic), d'une vidéo et d'un DVD du spectacle (réalisé par Y. Bodénès).
2000 : nouveau label, nouveau manager (Francine Nicolas prend le relais de Tony Carbonare, qui s'en va), nouvelle équipe de musiciens ; enregistrement de Défloration 13.
2001 : sortie en mars du 13e album studio, Défloration 13 ; en octobre, à Colombes, début d'une tournée qui s'achèvera un an plus tard, à Bordeaux ; deux Zénith à Paris (19 et 20/09).
2002 : tournée Défloration 13 ; deux soirs prévus au Bataclan : le premier donne lieu à l'enregistrement d'un live ; le second, annulé pour cause d'extinction de voix, est reporté au 17 mai ; en octobre, sortie simultanée de Thiéfaine au Bataclan et d'un album-hommage, Les fils du coupeur de joints ; problèmes de dos pour Hubert.
2003 : contraint de rester allongé, HFT travaille son répertoire à la guitare, puis inaugure les « sessions acoustiques » du Palais-Royal, à Paris (13/10) ; l'idée d'une tournée en solo prend forme.
2004 : coup d'envoi (30/04) de la tournée Thiéfaine en solitaire, qui va se poursuivre jusqu'en juillet 2005 ; au Grand Théâtre de Dijon, joue le rôle du diable dans L'histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky (26 et 27/05) ; à La Rochelle, participe à une soirée organisée pour les vingt ans des Francofolies (17/07) ; à Beausobre (Suisse) et Lyon, soirées-hommage à Léo Ferré (octobre).
2005 : fin de la tournée Thiéfaine en solitaire (64 dates) ; enregistrement et sortie (le 17/10) de son 20e album (le 14e studio) Scandale mélancolique ; publication de sa première biographie chez Fayard/Chorus Hubert-Félix Thiéfaine, Jours d'orage de Jean Théfaine (novembre).
2006 : coup d'envoi de la nouvelle tournée (avec 4 musiciens : guitare, clavier, basse, batterie) à l'Ancienne Belgique de Bruxelles le 9 mars, puis concerts parisiens à La Cigale (du 14 au 18 mars), etc.
2007 : sortie du double Scandale mélancolique Tour et d'un DVD du spectacle (réalisé par Jean-Marc Jauser et Bruce Cherbit), concert enregistré et filmé le 17 novembre 2006 lors de l'ultime date du Scandale mélancolique Tour au Zénith de Paris ; sortie du disque Amicalement blues avec Paul Personne.
2008 : réédition du disque Amicalement blues avec Paul Personne en édition collector, elle comprend 2 disques : l'album et un CD bonus comprenant 5 titres extrait de l'émission Acoutic TV5 Monde.

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Stef

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MessageSujet: Re: HFT   Dim 12 Oct - 2:44

C'est aussi Hubert Félix Thiéfaine qui a dit : je comprendrais le mariage gay, le jour où on m'autorisera à marier mon cheval. Comme quoi si il voulait pas dire de connerie, il aurait du fermer sa gueule.
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Tételle

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MessageSujet: Re: HFT   Ven 17 Oct - 22:04

Celui qui réussi à tout lire, il aura droit à ma plus grande considération ...... Very Happy Very Happy


Je rigole Julien, merci pour ces textes et pour ta passion Wink
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Ti

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MessageSujet: Re: HFT   Dim 19 Oct - 12:10

Dans une interview, il avait dit "le jour où le Général de Gaulle m'a appelé pour me demander d'organiser la résistance, je me suis rendu compte que je n'étais pas encore né"...

Au départ, l'album avec Paul Personne est né d'une collaboration des deux pour écrire des chansons pour le nouvel album (à l'époque) de Johnny Hallyday.

Johnny, entre deux cuites et deux rails de coke, a refusé leurs chansons avant de repartir dans ses montagnes suisses vivre sa vie d'évadé fiscal mais nos deux compères ont continué à bosser ensemble pour un album commun.
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